Chamane Huichol

Les Mara’akame sont chargés d’enseigner les coutumes des ancêtres à la communauté. Ils pratiquent les cérémonies. Les Mara’akame ont la faculté de suivre Kauyumari dans le désert pour trouver le peyolt. Les Mara’akame sont les personnages qui portent des chapeaux. Les chamanes portent sur leur tête des bois de cerf ou d’autres ornements.

Les alliés animaux comme le loup, le cerf ou le chamane premier Kauyumari (Frère Cerf), sont considérés comme très importants pour guider le chamane durant sa transe.

Le cerf est enseignant et messager. Il conduit les pouvoirs divins vers le chamane et lui apprend à guérir les maladies. Il communique avec les dieux, comprend la nature du Feu et du Soleil. Quand les chamanes chantent, ils parlent avec Kauyumari, qui les envoie vers leurs rêves et les guide vers leurs visions.

Mahjrah (une autre incarnation du cerf bleu) représente l’abondance. Ce guide spirituel mène les Huichols durant leur pélerinage à Real de Catorce, plus connu sous le nom de Wirikuta, la terre sacrée. Les Huichols pensent qu’il s’agit du lieu où sont nés les dieux et où la création s’est exprimée. Les Huichols doivent se rendre à la terre du peyolt au moins une fois dans leur vie. Ceux qui ont la vocation de devenir chamanes doivent s’y rendre cinq années de suite pour obtenir des dieux leurs pouvoir de guérison et de connaissance.

Les Marakames sont des Huichols, devenus guides spirituels. Les dieux leur expriment leurs souhaits pendant les chants. Les Marakames tirent leurs pouvoirs des rêves et de la transe du peyolt. C’est un privilège et un devoir ardu d’être Marakame.

Pour surmonter les obstacles, ils ont besoin d’une force considérable. Ce sont des chanteurs, avec la capacité de parler à chaque dieu et d’interpréter les rêves. Ils guident les Huichols et les chamanes durant leur pélerinage à Wirikuta, à San Blas et aux autres lieux sacrés où apporter les offrandes destinées aux dieux.

Durant leur pélerinage, les Marakame rêvent que leur âme se transforme en colibri, ils peuvent voir le chemin qu’ils emprunteront le lendemain, lorsque leur âme aura réintégré leur corps et ils se rappelleront ce qu’ils auront vu durant la transe.

Les initiations chamaniques sont des périodes de transformation. Quand l’apprenti-initié apprend quels sont les pouvoirs à sa portée et leur usage, il ne se trouve qu’au tout début du chemin, parsemé de difficultés et de sacrifices. S’il peut néanmoins les endurer, la tradition lui promet la récompense suprême de rencontrer ses déités en face à face dans une expérience mystique, qui l’élève à un autre niveau de conscience et de mode de vie.

Quand les chamanes arrivent à un age plus avancé, leur formation aboutit à une connaissance approfondie, encyclopédique dans son étendue, des mondes physique et métaphysique. Les connaissances botaniques d’un chamane pourraient remplir des volumes. Leurs pouvoirs universels s’étendent aux confins de l’univers, auxquels ils accèdent dans leurs rêves et leurs visions, ce qui leur permet de communiquer avec le Soleil, l’Aigle Mère du Ciel, le Dieu du Vent et les Déesses de la Pluie, l’autre monde et le pays des Morts.

Ils ont la capacité de changer la mauvaise santé en bonne santé, la sécheresse en pluie, de rendre les récoltes abondantes, la malchance en chance, la mort en vie, le déséquilibre en équilibre.

Les indiens Huichols tiennent leurs chamanes en la plus haute estime. Des noms spéciaux sont attribués à ceux qui atteignent l’état de sagesse et d’illumination. Ils n’ont plus rien à prouver, aussi deviennent-ils, selon l’expression Huichole, des Dieux Vivants. Ceux-là sont les grands prêtres, les conservateurs de la connaissance collective et sacrée qui remonte loin dans l’histoire.

Ils sont la mémoire du peuple, les gardiens de leurs traditions ancestrales. Tous les détails des cérémonies, tous les lieux et les objets sacrés, toutes les prières et les déités sont conservées dans la mémoire des chamanes et transmis à chaque nouvelle génération.

Tandis que ces vieux sages sont assis devant le feu avec leurs baguettes de guérison ornées de plumes et les flèches de prières, ils écoutent des voix que nous ne savons plus entendre. Ils pratiquent leur magie dans des mondes invisibles, qui ont depuis longtemps disparu de nos horizons mais qui sont remémorés; visités et vénérés par les Huichols.

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